Il y a parfois des moments où tout semble en place : un travail, une maison, des amis, une vie bien remplie. Et pourtant… un sentiment subtil persiste : celui qu’il manque quelque chose. Pas grand-chose, juste une petite étincelle.
Cette idée m’est revenue vendredi soir, en buvant un verre avec une amie qui, au détour de la conversation, m’a confié son ressenti.
Quand il manque “quelque chose”
Autour de ce verre, elle me disait qu’elle avait tout pour être heureuse : un emploi qui lui plaît, une maison où elle se sent bien, des amies fidèles, une vie rythmée et remplie.
Mais malgré tout cela, elle avait l’impression qu’il lui manquait une petite flamme, ce petit plus qui donne du relief au quotidien.
Ses mots m’ont touchée, car ils ont réveillé en moi un souvenir précis : celui d’un moment où moi aussi, malgré tout ce que j’avais, je ressentais ce même vide difficile à nommer.
Le souvenir d’une vie “idéale”
Quand nous vivions en France, nous avions ce que beaucoup pourraient considérer comme une vie rêvée : une maison agréable, une piscine, une voiture, une situation stable, des amis autour de nous.
Tout semblait parfait sur le papier.
Pourtant, au fond de moi, il y avait ce sentiment d’inachevé.
Comme si quelque chose m’échappait, comme si cette vie bien rangée ne suffisait pas à combler mon besoin profond.
Pour combler ce vide, j’ai essayé différentes activités : la couture, l’apprentissage d’un instrument… mais rien ne résonnait vraiment.
Ce qui m’a profondément nourrie, en revanche, c’était le temps passé dans l’association de protection animale où j’étais bénévole.
Là, je me sentais pleinement à ma place. Entourée de personnes qui me ressemblaient, qui partageaient mes valeurs, je pouvais être moi-même, sans avoir à subir des conversations superficielles qui me laissaient vide.
J’ai compris alors combien il est important de s’entourer de gens qui vibrent au même rythme que nous.
Les autres peuvent être gentils, drôles, agréables, mais si le fond des échanges ne nous touche pas, il manque toujours quelque chose.
L’étincelle naît en soi
Avec le temps, j’ai compris que cette étincelle ne vient pas de ce que l’on possède, ni même de l’image que l’on donne aux autres.
Elle naît de l’intérieur.
Elle apparaît lorsqu’on ose s’accorder du temps rien que pour soi.
Quand on se permet d’apprendre quelque chose de nouveau, de créer, de s’évader, ou simplement de ralentir pour savourer un instant.
Cette petite flamme, je la retrouve souvent dans des moments simples : une activité qui me passionne, une marche au soleil, un projet qui m’anime.
Chercher ce qui fait vibrer… avec les autres
Alors je crois que la vraie question n’est pas “que me manque-t-il ?” mais “qu’est-ce qui me fait vibrer ?”.
Et, plus j’avance, plus je me rends compte que cette étincelle grandit aussi dans la connexion avec les autres.
Pas avec n’importe qui, mais avec ces personnes qui partagent nos valeurs, nos passions, nos questionnements.
Ces rencontres qui nous enrichissent, qui nous apprennent, qui nous élèvent.
Ce n’est pas toujours facile de trouver ces personnes-là, celles avec qui les conversations nourrissent vraiment l’âme. Mais je ne perds pas espoir.
Parce que je crois que cette étincelle se rallume aussi à travers ces liens sincères, qui nous rappellent que nous ne sommes pas seuls dans nos quêtes, et que nous avons tous quelque chose à apprendre les uns des autres.

